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We seek a PhD candidate for a new research project
Dans le cadre du concours 2017 de l'Ecole doctorale 227 de l'UPMC et du MNHN, nous proposons un sujet de thèse en écologie théorique et expérimentale intitulé " Hétérogénéité individuelle de la croissance corporelle et dynamique des populations structurées par la taille". Les étudiants intéressés peuvent me contacter par courrier électronique.
 
 Enclosures at CEREEP-Ecotron
 
Sujet de thèse en écologie théorique et expérimentale (ED 227, UPMC-MNHN) - 2017
Hétérogénéité individuelle de la croissance corporelle et dynamique des populations structurées par la taille
Encadrant: Jean-François Le Galliard, Chargé de recherche au CNRS
Laboratoire: UMR 7618 iEES Paris, Université Pierre et Marie Curie
Travail de terrain et d'expérimentation: CEREEP-Ecotron IleDeFrance, Saint Pierre lès Nemours
Durée de la thèse: Octobre 2017 à Septembre 2020
 
La variabilité phénotypique dans les populations naturelles s’exprime par des différences de performances physiologiques, de comportements et de stratégies démographiques entre individus. En biologie des populations, il est classique de traiter cette variation comme un bruit aléatoire autour d’une moyenne. Des travaux théoriques récents rompent cependant avec cette vision et s’attachent à comprendre les effets écologiques de l'hétérogénéité individuelle. Ce projet s'inscrit dans la continuité de ce changement de regard porté sur la signification écologique de la variabilité interindividuelle en considérant les rétroactions entre la variabilité interindividuelle de taille corporelle et la dynamique de population.
La taille corporelle est un déterminant majeur de l'histoire de vie et de la démographie des plantes et des animaux. Variable dès la naissance, la taille d'un organisme croit au cours de la vie selon des modes très différents entre espèces. De plus, le taux de croissance individuelle résulte d'un compromis d'allocation impliquant des coûts écologiques et physiologiques. La trajectoire de croissance corporelle est donc susceptible de varier en fonction de facteurs développementaux, génétiques, et environnementaux. La croissance corporelle précoce est déterminante du fait de la vulnérabilité de ce stade de vie et parce qu'elle détermine la taille adulte et l’âge à maturité. La plasticité de la croissance corporelle implique des réponses directes, mais aussi des réponses décalées tels que des mécanismes de croissance compensatoire.
Les effets de l'hétérogénéité individuelle sur la dynamique écologique et évolutive d'une population peuvent être étudiés en séparant la variation statique et flexible à l'aide de modèles dits de projection intégrale. Cette approche considère une population structurée par la taille, un cycle de vie saisonnier, une régulation densité-indépendante et une description de la croissance individuelle. Au cours de la thèse, nous utiliserons ce cadre théorique afin de le faire progresser (1) en utilisant des modèles phénoménologiques décrivant la diversité des trajectoires individuelles de croissance; (2) en tenant compte des rétroactions entre la structure de taille de la population et les trajectoires de croissance afin de développer une version densité-dépendante du modèle; et (3) en analysant le comportement d'applications du modèle chez une espèce à croissance continue (lézard vivipare Zootoca vivipara) qui tiendront compte de différentes formes d'hétérogénéité individuelle statique et/ou flexible. Le projet repose sur la combinaison d'activités de développements de modèles, d'analyses de données de croissance individuelle dans des populations, d'expériences de perturbations de la structure démographique et de calculs numériques et statistiques.
Le (la) candidat(e) devra avoir de solides connaissances en démographie, analyses numériques, et méthodes statistiques, et des bonnes connaissances en écologie évolutive et écologie animale. Une maitrise des approches mathématique de biologie des populations et des outils statistiques est souhaitable. L'étudiant(e) devra participer au suivi annuel des populations afin de contribuer à la constitution des bases de données à long terme. Le travail de thèse sera financé sur fonds propres à l'aide de financements Européens (H2020), Allenvi (SOERE Tempor), et CNRS. La candidature se fera avant le 31 mai 2017 en ligne sur le site de l'Ecole doctorale 227.Pour plus de renseignement, contacter Jean-François Le Galliard.
 
Publication récentes avec des étudiants
1. Rutschmann, A., Miles, D. B., Le Galliard, J.-F., Richard, M., Moulherat, S., Sinervo, B. and J. Clobert. 2016. Climate and habitat interact to shape the thermal reaction norms of breeding phenology across lizard populations. Journal of Animal Ecology 85(2):457-466.
2. Martin, M., Meylan, S., Haussy, C., Decencière, B., Perret, S. and J.-F. Le Galliard. 2016. UV color determines the issue of conflicts but does not co-vary with individual quality in a lizard. Behavioral Ecology 27(1):262-270.
3. Jaffré, M. and J.-F. Le Galliard. 2016. Population viability analyses of plant and animal populations with stochastic integral projection models. Oecologia 182(4):1031-1043.
4. Mugabo, M., Le Galliard, J.-F., Perret, S., Decencière, B., Haussy, C. and S. Meylan. 2017. Sex-specific density-dependent secretion of glucocorticoids in lizards: insights from laboratory and field experiments. Oikos DOI: 10.1111/oik.03701.
5. Gallardo Ruiz, M., Le Galliard, J.-F. and T. Tully. 2017. Genetic variation in light vision and light-dependent movement behaviour in the eyeless Collembola Folsomia candida. Pedobiologia - Journal of Soil Ecology 61:33-41.
6. Josserand, R, Dupoué, A., Agostini, S., Haussy, C., Le Galliard, J.-F. and S. Meylan. 2017. Habitat degradation increases stress-hormone levels during the breeding season and decreases survival and reproduction in adult common lizards. Oecologia. DOI: 10.1007/s00442-017-3841-4.
Last Updated ( lundi, 03 avril 2017 )